mardi, septembre 29, 2015

Simons: 175 ans de succès

Ayant toujours vécu à Québec, mon lien d'attachement avec Simons s'est évidemment fait naturellement. D'abord comme consommatrice, puis comme employée alors que j'y ai travaillé pendant mes études. Une expérience de travail assez marquante pour que je la recommande par la suite à tous les étudiants en design et en commercialisation de la mode qui cherchaient à prendre du galon. 
Comme journaliste mode, j'ai souvent glissé les produits et les mentions sur l'entreprise dans mes chroniques et articles. 
Cet automne, alors que la Maison Simons célèbre ses 175 ans, j'ai voulu retracer son histoire dans ma chronique hebdomadaire pour l'émission À 4 épingles, à MAtv QuébecVoici donc le fruit de mes recherches.

Annie
En studio avec l'animatrice Geneviève Côté. Pour cette chronique, je portais les vêtements de la griffe québécoise Caméléon, faite en fibre de bambou. Top confort ! 


Alors que le commerce au détail traverse actuellement une période plus difficile, Simons semble plutôt avoir le vent dans les voiles et poursuit son expansion. 

Mais saviez-vous que son histoire a débuté en 1840 dans le Vieux-Québec, tout près de la porte Saint-Jean ? 

Nous sommes en 1840, à Québec. John Simons, un jeune homme de 17 ans, - fils de l’ancêtre Peter Simons qui était arrivé d’Ecosse en 1812 avec sa femme et ses cinq enfants -, décide d’ouvrir un petit commerce de marchandises sèches dans le Vieux-Québec. Il y vendait un peu de tout, surtout des importations.

C’est à ce moment qu’a débuté l’entreprise Simons. On raconte que le jeune commerçant a rapidement démontré un sens inné pour les affaires en offrant régulièrement des produits nouveaux et en fidélisant la clientèle avec une politique de satisfaction garantie (qui est à la base de l’entreprise encore aujourd’hui).

En 1870, John Simons déménage son magasin sur la rue de la Fabrique, à l’adresse où il est encore aujourd’hui et où se trouve le siège social de l’entreprise, - que la compagnie préfère nommer la maison-mère -. En plus de l’administration de l’entreprise, la maison-mère regroupe l’équipe de design et des achats et devient en quelque sorte l’incubateur des nouveaux projets.

Ci-haut, le magasin du Vieux-Québec en 1870 et, en bas, la devanture, telle que vue aujourd'hui.  

La naissance des tendances

La naissance du prêt-à-porter dans les années 1950 a bouleversé l’industrie du vêtement. Désormais, on ne vend plus que des vêtements, mais des tendances. Simons saisit l’opportunité dès le début et se positionne comme un diffuseur de la mode. Cela se concrétisera dans les décennies suivantes en développant des marques exclusives comme Twik, Le 31 et Contemporaine.

On le remarque par la publication de publicités axées sur les tendances saisonnières et leur trouvent également des qualificatifs, comme la pantamanie et les passe-partout.

À la base de la compagnie, la mode vestimentaire est au cœur des préoccupations et des objectifs de ventes. C’est pourquoi aujourd’hui plus de 50 acheteurs spécialisés sillonnent les grandes capitales du monde pour dénicher les prochaines tendances qui séduiront les différentes clientèles de la maison. Simons embauche aussi une grande équipe de jeunes designers qui confectionnent à chaque saison les collections maison, en plus de distribuer, souvent en exclusivité, les créations des plus grands couturiers.

En constante expansion 

Un autre virage important s’effectue aussi dans les années 1960, avec l’arrivée des premiers centres commerciaux dans la région de Québec. L’entreprise décide alors de prendre de l’expansion et de s’installer en banlieue, plus précisément à Place Ste-Foy en 1961, puis aux Galeries de la Capitale en 1981.

Le magasin des Galeries de la Capitale, ouvert depuis 1981.


Pendant longtemps, Simons a été associé à Québec. Et son plus grand défi a certainement été de reproduire son succès local à l'extérieur de la région.  

L'entreprise familiale a finalement fait le saut en 1999 en s’implantant d’abord à Sherbrooke et à Montréal. Elle a par la suite poursuivi son expansion dans les marchés extérieurs jusqu’à Edmonton en 2012 et, le mois dernier, elle a ouvert son 10e magasin à Gatineau.

Ouverture en 2012 du Simons au West Edmonton Mall

D'ici cinq ans, Simons prévoit ouvrir cinq autres magasins, à Vancouver, Calgary et Mississauga. Les investissements liés à cette nouvelle expansion sont estimés à plus de 100 M $.  

Sans oublier ses ventes en ligne qui sont en nette progression depuis la mise en place du site transactionnel à la fin de 2009.  
Bref, Simons a fait la démonstration qu’une entreprise familiale pouvait exporter son modèle d’affaires dans d’autres marchés que celui de Québec.
Bravo à ce leader de la mode québécoise ! 
Pour voir la chronique, voici la liste des heures de diffusion:  http://matv.ca/quebec/mes-emissions/a-4-epingles






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