jeudi, février 26, 2015

La mode québécoise s'adapte au marché

Chers lecteurs et lectrices,

... roulements de tambours... Tadam ! Me voilà de retour sur mon blogue !

Pourquoi ? Simplement parce que j'ai toujours le goût d'écrire sur la mode et sur l'industrie de la beauté et que les tribunes sont trop peu nombreuses ces jours-ci. Après plus de 11 ans à collaborer aux pages Mode du Soleil, j'ai dû déposer ma plume il y a deux semaines, restructuration d'entreprise oblige.

Je vous propose donc de continuer mon aventure mode, beauté et art de vivre sur mon blogue personnel, que j'avais créé en 2006 ! Une fois bien dépoussiéré, je promets de lui donner une allure plus actuelle. Mais, pour le moment, je me concentre sur le contenu.

Et cela débute dès maintenant avec un billet sur des détaillants et des créateurs de mode québécoise qui suivent (et parfois même devancent !) le marché.

Parce que, avouons-le, la mode québécoise n'a pas fait bonne figure dans les médias ces dernières semaines. Les fermetures et faillites de bannières connues ont fait mal à l'ensemble des détaillants d'ici. Plusieurs (moi la première) ont blâmé les entreprises qui accusent un retard sur plusieurs plans: vente en ligne, service à la clientèle, produits non-concurrentiels, manque de créativité, etc.

Mais ce ne sont pas tous les acteurs de la mode québécoise qui sont en queue de peloton. Au contraire ! Les exemples d'entreprises innovantes, de designers débrouillards et de marques stratégiques sont nombreux. Ces dernières semaines, pour différents reportages, j'ai fait la rencontre d'entrepreneurs qui ont assurément trouvé la recette du succès.

La Maison Simons est assurément un bon exemple. L'entreprise qui célébrera bientôt ses 175 ans a su développer un sentiment d'appartenance fort auprès de sa clientèle québécoise, plus spécifiquement son lien d'attachement à la ville de Québec. Son service à la clientèle irréprochable, doublé d'une mise en marché des marques maison et de designers internationaux en font un pôle d'attraction qui attire plusieurs générations de clients dans ses magasins. Sans oublier ses ventes en ligne qui augmentent à chaque année.

Toujours à l'affût des nouveautés pour ses collections maison, Simons propose déjà ce mois-ci la jupe-culotte chez Twik et les carreaux sur fond corail chez Le 31, deux tendances pour le printemps à venir. Photos tirées du site www.simons.ca.


Un autre qui reçoit la cote A pour ses ventes en ligne est Aldo qui a su élargir sa clientèle par ses promotions, par ses nouveautés fréquemment renouvelées, par ses collaborations avec des designers de renom ainsi que par une attrayante mise en marché.
Même constat pour l'entreprise beauceronne Bizou qui séduit aussi les jeunes femmes avec ses bijoux mode en étant notamment bien présente sur les médias sociaux.

Outre la vente en ligne, je remarque que les créateurs de mode québécoise se distinguent également par leur service au client. Ces dernières années, plusieurs ont offert des ajustements "sur mesure" qui plaisent aux consommateurs, sans qu'ils aient à débourser pour un produit de luxe. La formule développée par Surmesur, par exemple, a rapidement conquis la clientèle masculine.

D'autres designers produisent leurs vêtements que sur commande. Ce qui leur permet de modifier légèrement les modèles de base pour répondre aux exigences des clients, sans avoir un trop grand inventaire à liquider en fin de saison. Je salue ici la designer Gabrielle Desgagné, de la griffe Jax n Joe, qui tire brillamment son épingle du jeu avec ce créneau.



À gauche, un aperçu de la collection printemps-été 2015 de Jax n Joe et, à droite, la designer Gabrielle Desgagné qui fait les ajustements sur la mannequin. Photos Caroline Grégoire


Le service d'ajustement est aussi offert chez Angela Jones Maillots, une autre entreprise basée à Québec depuis 30 ans.

Photo de la collection 2015 d'Angela Jones Maillots

Il y a bien sûr plusieurs autres facteurs pouvant expliquer le succès, ou du moins le bon rendement, des marques québécoises. Le défi pour 2015 sera certainement de se positionner comme un acteur inhérent à l'économie québécoise et d'aller chercher le consommateur là où il se trouve, soit par la vente en ligne, par des boutiques pop-up ou en le contactant directement par infolettre.

Le meilleur est à venir.  


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